Ce que j'ai appris cet été...

​Ce que j'ai appris pendant l'été...

Désolée pour le peu de temps dont je dispose en ce moment pour travailler pour mon site. J'espère que l'automne sera moins saturé  de stages et cours (en fait je n'espère pas tant que ça...) et que s'il pleut, les cours annulés me laisseront le temps de travailler mes vidéos. Je mettrai probablement en ligne une vidéo résumée de l'histoire de l'évolution du dressage, même si ce n'est pas totalement abouti, pour que vous puissiez y accéder. Elle est modifiée en quasi permanence car je m'en sers lors des stages dans les écuries, et je la réactualise lorsque je trouve de nouveaux éléments intéressants ou qu'une nouvelle évolution apparait. Comme je ne veux pas que le sujet dépasse 30mn, je suis obligée aussi de le réduire lorsqu'un élément nouveau est rajouté. Il faudra sans doute que j'envisage une version longue en divers chapitres.

Une info en passant, j'organise à Sénas fin aout un stage avec plusieurs intervenants, si c'est une réussite, c'est une action qui sera reconduite.

Cet été, au niveau technique, j'ai résolu quelques problèmes avec les poneys D de ma fille. Fehkamps Sirius tout d'abord avec un problème de mouvement en avant. En effet, Sirius a 4 ans, et nous l'avons acheté en complément de l'autre poney Légreaux le palomino, precisémment parce que je le trouvais assez froid, et donc pas mal adapté à une adolescente dans quelques années, si le palomino plein de sang s'avère trop difficile à monter. A la maison Sirius s'est avéré en effet réellement froid, assez désagréable à monter du coup, car pas assez devant le cavalier. Le palomino au contraire, juste après son débourrage s'avérait délicat, car il avait très envie, trop envie, de galoper tout le temps. Il se mettait donc contre la main, et si je durcissais le contact se traversait, du fait qu'il butait contre la main et que son énergie ne pouvait pas passer en ligne droite. Je savais bien que la solution était d'avancer plus pour le redresser, et d'avoir moins de main, mais difficile à faire lorsqu'on est emmené. Entre la théorie et la pratique, il y a parfois un fossé qu'on a du mal à franchir.

J'ai commencé à travailler avec Légreaux le bouillonnant la compréhension à la main, en multipliant des petites transitions dans l'allure, par l'augmentation de la pression sur le mors, et en enlevant la pression dès qu'il commençait à freiner. Rappellez vous toujours que le cheval apprend au moment où on cède, ce n'est pas la pression ou l'inconfort qu'il assimilera, mais ce qu'il a fait pour faire céder son cavalier. Je me suis donc concentrée pour avoir des pressions et enlever ma pression de façon très contrôlée et très logique, et il a progressé très vite.

Pour Sirius j'ai travaillé la classique leçon de jambe en 3 temps, une infime pression en premier, juste le souffle de la botte, qui lui laisse une chance d'accélérer sans autre action de la part du cavalier (1ère chance) , puis une action normale si rien ne se produisait (2de chance), puis en cas d'inertie une grande action d'une fraction de seconde, à vocation de "tant pis pour toi !" pour le faire réagir plus fort et qu'il anticipe la prochaine fois. Ce travail a été efficace mais insuffisant.

Fin juillet j'ai amené les 2 poneys pour un stage de travail à pied avec Christophe Hasta Luego. On a surtout travaillé en longe, et je dois dire que ce stage a été très constructif pour moi. Je trouve qu'on comprend mieux à pied les différents caractères des chevaux et poneys présentés, car l'interaction avec le cavalier est finalement moins parasitante, le cheval peut mieux exprimer sa personnalité que s'il a un cavalier peut être mal positionné dont les actions le dérangent. Bien sûr on est souvent aussi mal positionné à pied, le dosage n'est pas plus facile, mais au moins, l'un comme l'autre ne sont pas gênés par les déséquilibres du cavalier. On peut alors mieux observer son cheval et dissocier les réactions qui sont de sa propre initiative sans qu'il soit gêné dans son fonctionnement. Je ferai dès que possible une vidéo sur ces stages. Le cheval travaille en longe avec une paire de rênes fixes assez lâches, qui assurent un bon positionnement corporel. On fait un travail d econtrôle simple de l'allure et du tracé (en fait, rien n'est jamais simple si on est rigoureux et précis). On a vu des chevaux trop sûrs d'eux qui ne recherchaient donc pas le partenariat avec l'homme , problème assez délicat finalement à résoudre, des chevaux qui paraissaient dréssés et désensibilisés à un certain nombre de choses mais ne toléraient pas certaines actions très précises...

Pour les miens, Légreaux s'est avéré élève très très appliqué, posé, à l'écoute, serviable, cherchant à comprendre et à anticiper parfois, en le découvrant ainsi je le monte un peu différemment maintenant, car je sais qu'il a besoin d'une présence effective et rassurante de son cavalier, d'aides hyper fines qui effectuent un guidage léger mais très précis, car je pense que tout ira bien tant qu'il pourra croire en son cavalier, et se dire qu'il assure sa sécurité. Je l'ai d'ailleurs emmené sur un terrain de concours depuis, et ça s'est extrêment bien passé, le poney de 4 ans plein de sang me faisant une confiance qui me parait absolue. Il ne porte aucune attention aux autres chevaux qu'il croise ou aux éléments extérieurs et reste dans une sorte de bulle avec moi, juste concentré sur mes fines demandes. C'est très agréable, mais je sais que ça pourrait être remis en cause à la moindre erreur, s'il se faisait percuter par un autre cheval au paddock de détente par exemple. Je suis donc très attentive à ne lui proposer pour l'instant que des situations confortables, des séances courtes et faciles qui le confortent dans sa confiance en moi.

Sirius pendant le travail en longe s'est avéré de façon surprenante très "chaud". On s'est rendu compte qu'en fait il fuit le toucher de la chambrière, je ne parle bien sûr pas d'un coup, mais d'un simple toucher qu'il devrait accepter au même titre que les jambes. En fait notre petit Sirius a un caractère bien affirmé. A chaque demande à pied, il commence tout d'abord par voir s'il peut éviter la demande, et surtout éviter d'être contrôlé. en fuyant en avnt, en se retenant ou endérobant sur le côté, tous les moyens sont bons pour garder le contrôle de la situation. Pour Sirius le travail est donc un travail de transitions très simples et calmes, juste arrêt et pas au début, pour qu'il apprenne à accepter et se concentrer sur des aides fines, indépendament de tout réel effort physique. Le but n'est pas de travailler musculairement, mais juste d'accepter un contrôle simple et sans inconfort. Juste avant le stage j'avais remarqué que l'action de jambe qui lui convenanit le mieux monté, était un effleurement avec l'éperon, en mettant des petits "prince de galle", le résultat étant meilleur que sans éperons et avec une cravache, ou avec des éperons un peu plus efficaces. Monté actuellement, je me concentre pour essayer de ne rien faire entre mes demandes, et le laisser prendre l'initiative de garder son allure et sa direction sans autre demande de ma part. ça prendra certainement un peu de temps, parce que pour l'instant ses idées ne sont pas toujours les miennes, mais j'ai l'impression qu'il a plus d'amplitude dans son trot, est plus libéré dans son galop (qui était déjà assez bon) et prend peut être plus de plaisir à bouger avec moi. Je suis par contre obligée encore d'être assez ferme si ses idées sont vraiment fantaisistes, parce qu'il sait exactement ce qu'il veut, par exemple charger et attaquer ce grand cheval gris qui galope dans le paddock et le croise, et ne change pas d'avis facilement. Parfois j'ai envie de l'appeller Idéefixe, ou Pimousse (petit mais costaud). Quand il ne cherche pas à dominer un autre équidé, j'essaye de le monter comme le ferai un cavalier de club le plus possible, c'est à dire juste posée dessus sans impact, pour qu'il se prenne davantage en charge de lui même.

Affaire à suivre avec les 2 poneys que je commence à mieux connaitre...

LydieSirius annonceLegreaux trot